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碳中和(Neutralité carbone)

2016-02-09  星期二 环保租赁 中国企业家杂志
Le retrait de gaz à effet de serre de l'atmosphère

En climatologie et en matière de politique climatique, la neutralité carbone à l'intérieur d'un périmètre donné, est un état d'équilibre à atteindre entre les émissions de gaz à effet de serre d'origine humaine et leur retrait de l'atmosphère par l'homme ou de son fait. La différence entre les gaz émis et extraits étant alors égale à zéro, la neutralité carbone est également désignée par l’expression zéro émissions nettes (ZEN).

Le retrait de gaz à effet de serre de l'atmosphère — on parle également d'émissions négatives — concerne essentiellement le CO2. On distingue généralement les méthodes utilisées par l'homme pour restaurer, sauvegarder ou renforcer la capacité d'absorption des puits de carbone naturels (forêts, sols et océans) et les méthodes faisant appel à la technologie, appelées « technologies d'émissions négatives » (TEN).

Le concept de neutralité carbone fait l'objet de différentes interprétations et les questions de méthodologie sont nombreuses. On relève ainsi des différences dans les gaz pris en compte (CO2 seul ou tous), dans le périmètre des émissions considérées (approche « territoire » ou « empreinte »), dans les facteurs d'émission utilisés pour les inventaires et dans les puits de carbone pris en compte, car il est difficile d'établir une frontière nette entre ce qui ressort de la main de l'homme ou de celle de la nature. Dans la mise en œuvre, certains font appel aux technologies d'émissions négatives, d'autres non. Il en est de même pour la compensation carbone, qui est pratiquée ou non.

Dans le cadre de la lutte contre le réchauffement climatique, atteindre la neutralité carbone au niveau mondial avant la fin du siècle est présenté par de nombreuses institutions (GIEC, CCNUCC, etc) comme une nécessité pour limiter la hausse des températures à 2 °C, voire 1,5 °C par rapport à l’ère préindustrielle, un des objectifs majeurs de l’accord de Paris de 2015. Ainsi, le rapport spécial du GIEC sur les conséquences d'un réchauffement planétaire de 1,5 °C de 2018 montre que les émissions nettes anthropiques (causées par l'homme) de CO2 doivent tomber à zéro d'ici à 2050 pour un réchauffement global limité à 1,5 °C, ou d'ici à 2075 pour un réchauffement limité à 2 °C.

L'accord de Paris a été le premier accord international utilisant la notion de neutralité carbone à l'échelle mondiale. Mais auparavant, et dès le début des années 2000, l’objectif de neutralité carbone a été décliné à l’échelle de pays, de territoires, de villes, d'entreprises, de produits ou d'événements, en faisant le plus souvent appel, en partie ou exclusivement, à des mécanismes de compensation carbone. De ce fait, la neutralité carbone a souvent été confondue avec la compensation carbone.

Le concept de neutralité carbone est critiqué pour le flou qui l'entoure et son potentiel d'interprétation. Certains redoutent d'autre part que la prise en compte d'émissions négatives dans les scénarios visant à atteindre la neutralité carbone ne conduise à négliger ou retarder les efforts de réduction des émissions. Selon eux, ces scénarios ne sont pas crédibles car les technologies d'émissions négatives ne sont pas encore prouvées ou sont d'un coût très élevé, et que la restauration ou le renforcement des puits naturels de carbone (forêts, sols et océans) fait l'objet de nombreuses critiques.

Définitions

Pour le GIEC, la neutralité carbone, ou émissions nettes de CO2 égales à zéro, est la « situation dans laquelle les émissions anthropiques nettes de CO2 sont compensées à l'échelle de la planète par les éliminations anthropiques de CO2 au cours d'une période donnée »1. C'est dans son rapport spécial de 2018 sur les conséquences d'un réchauffement planétaire de 1,5 °C que le GIEC a précisé pour la première fois sa définition de la neutralité carbone.

En France :

  • le Ministère de la Transition écologique et solidaire définit la neutralité carbone de manière assez similaire à celle du GIEC comme la situation dans laquelle les émissions nationales de gaz à effet de serre seraient « inférieures ou égales aux quantités de gaz absorbées par les écosystèmes anthropiques (c'est-à-dire les milieux naturels gérés par l'homme : forêt, sols agricoles, etc) et certains procédés industriels (capture et stockage ou réutilisation du carbone) »2.
  • la commission d'enrichissement de la langue française a introduit en 2019 l’expression « neutralité en matière de gaz à effet de serre » (en abrégé : neutralité en gaz à effet de serre, neutralité GES), qu'elle définit de manière moins précise comme la « situation dans laquelle les émissions de gaz à effet de serre sont totalement compensées par les absorptions de gaz à effet de serre. (rem : Quand la neutralité en matière de gaz à effet de serre concerne le dioxyde de carbone, on parle de « neutralité carbone ») »3.

Pour atteindre la neutralité carbone, certains parlent de « compenser » les émissions résiduelles par des retraits équivalents de CO2 de l'atmosphère4, le terme « compenser » étant alors utilisé dans un sens différent de celui qui sous-tend le concept de compensation carbone : avoir recours à la compensation carbone, c'est financer une action de réduction des émissions, ou de retrait du CO2 de l'atmosphère, à l'extérieur du périmètre qui vise la neutralité carbone5.

Par pays

Union européenne

Le 28 novembre 2018 la Commission européenne a présenté sa stratégie d'atteinte de la neutralité carbone dans l'UE à l’horizon 2050, via 7 axes stratégiques qui devaient être discutés lors du Conseil européen de mai 2019 à Sibiu (Roumanie)25,26. L'objectif de parvenir à un niveau zéro d'émission nette de gaz à effet de serre à l'horizon 2050 a été adopté le  par le Parlement européen et entériné le  par le Conseil européen27.

France

La France s’est engagée sur des contributions déterminées au niveau national (CDN) auprès de l’ONU et doit respecter les objectifs 20-20-20 fixés par l’Union européenne.

Sa stratégie nationale bas carbone (SNBC) a un objectif de facteur 4 en 2050, soit une division par 4 des émissions entre 1990 et 2050 pour atteindre des émissions de 140 Mt d'équivalent CO2. Mais lors de la présentation du plan climat28 le , Nicolas Hulot, ministre de la Transition écologique et solidaire, a annoncé vouloir atteindre la neutralité carbone en 2050 ; objectif plus ambitieux, qui a été confirmé dans le projet de stratégie nationale bas carbone rendu public le , dont l'adoption est prévue au troisième trimestre 201929,30.

En 2017, la France a émis 471 Mt CO2 éq, dont 452 Mt pour la France métropolitaine. Cette même année, les émissions négatives, représentées par les captages de CO2 liés à l’utilisation des terres, leur changement d'affectation et la forêt ont représenté 32 Mt CO2 éq (36 Mt en France métropolitaine). La stratégie nationale bas carbone table sur un doublement de ces captages à l'horizon 2050, soit 67 Mt CO2 éq. par an31,32. Il faudrait alors réduire les émissions de gaz à effet de serre à ce niveau là pour atteindre la neutralité carbone. L’étude d’impact associée au projet de loi relatif à la SNBC indique que l’atteinte de l’objectif de neutralité carbone nécessite un effort ambitieux pour réduire les émissions de gaz à effet de serre d'un facteur 8 environ (soit une baisse de 87,5% entre 1990 et 2050)33,34. Le projet de loi relatif à l'énergie et au climat présenté au Conseil des ministres le  précise que la neutralité carbone devra être atteinte « en divisant les émissions de gaz à effet de serre par un facteur supérieur à six entre 1990 et 2050 »30. Le projet de loi est examiné par l'Assemblée nationale en première lecture à partir du 35.

À une échelle locale, les régions et collectivités en France mettent en place des plans climat-énergie territoriaux.

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